A LA RENCONTRE DE LA TERRE DES HOMMES SEULS
Croisière aux confins du territoire du Grand Nord canadien

Pendant l’été 2011, embarquez à bord du MS Lyubov Orlova pour un nouvel itinéraire d’exception combinant la côte Ouest du Groenland et les territoires du grand Nord canadien. Vous embarquerez à Kangerlussuaq puis longerez la côte du Groenland pour atteindre la Baie de Disko et ses gigantesques icebergs. Un spectacle saisissant où la nature primaire provoque des émotions d’une rare intensité… Vous naviguerez ensuite dans les détroits de Davis et Lancaster – portes d’entrée du célèbre passage du Nord-Ouest avant d’arriver à Cambridge Bay – l’une des plus septentrionales communautés Inuit du territoire canadien. En longeant la Terre de Baffin, vous vous laisserez envouter par la beauté originelle de paysages à couper le souffle : falaises escarpées, fjords profonds et étroits, glaciers et icebergs multicolores au milieu desquels se trouve une faune étonnamment abondante d’oiseaux migrateurs, de mammifères marins (baleines, phoques, morses) et d’ours polaires se prélassant sur des bouts de banquise… Cette croisière du bout du monde sera également l’occasion de faire une rencontre exceptionnelle avec un peuple doté d’une culture incroyable et dont la croyance première est que tout dans la nature est habité par la vie. Après 4000 ans de survie dans la solitude de l’Arctique puis le choc provoqué par l’arrivée des premiers explorateurs, le peuple Inuit s’est tant bien que mal adapté. Aujourd’hui, il ne manque pas de projets ni d’ambitions mais c’est un grand défi pour lui que de vouloir à la fois conserver ses racines, rester ouvert au monde extérieur et s’adapter aux grands changements planétaires dont le plus important est sans nul doute celui du réchauffement climatique.
En faisant confiance à une compagnie locale dont les Inuit sont les principaux ambassadeurs, seuls capables selon nous de capter l’esprit authentique de l’Arctique, Boréalis Voyages s’engage dans le respect des cultures et de l’environnement et espère que ce voyage du bout du monde, vous permettra de devenir un véritable voyageur du Grand Nord et pas seulement un touriste de passage… |
© Jean Weller/North Cruise |
© North Cruise
|
© Jean Weller/North Cruise |
© Jean Weller/North Cruise |
© North Cruise |
© North Cruise |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
ITINERAIRE 14 jours / 13 nuits
17 août : Montréal / Kangerlussuaq (Groenland)
Dans la matinée, vol Montréal / Kangerlussuaq. A l’arrivée, tour panoramique de cette ancienne
base miliaire américaine, rendue au Groenland en septembre 1992 puis transfert jusqu’au
port et embarquement à bord du MS Lyubov Orlova. Installation dans votre cabine et départ
de la croisière le long du splendide fjord de Kangerlussuaq. Peut-être apercevrez-vous
quelques bœufs musqués avant de quitter la région…
18 au 29 août : Croisière à bord du MS Lyubov Orlova
En compagnie de guides Inuit anglophones et d’un équipage expérimenté composé de
naturalistes spécialisés dans les domaines tels que l’histoire naturelle, l’anthropologie, la
zoologie ou l’ornithologie vous partirez à la découverte d’une faune riche et variée entre
oiseaux migrateurs et mammifères marins, sans oublier l’ours polaire – seigneur des glaces,
visiterez des sites archéologiques très anciens et partirez à la rencontre des communautés
Inuit avec leur mode de vie traditionnel. Une fabuleuse aventure en empruntant une route
maritime chargée d’histoire…
IMPORTANT ! Compte tenu du caractère exceptionnel de cet itinéraire, les escales sont données
à titre indicatif. La route définitive sera confirmée par le commandant du navire avec pour seule
priorité la sécurité des passagers et la qualité touristique. Les marées, les courants et l’état des
glaces dérivantes peuvent contraindre le commandant à modifier l’itinéraire. Les sites de débarquements
souvent prévus en canots pneumatiques « pieds mouillés » dépendront également des conditions
météorologiques, de la position des glaces, des vents et de l’état de la mer.
Ilulissat
Son nom signifie « icebergs » en groenlandais et la ville porte bien son nom puisqu’elle abrite le plus
grand glacier producteur de glace de l’hémisphère Nord. Le glacier fait 10 km de large et plus de
1000 m de hauteur, avançant de 25 m par jour et débitant d’énormes icebergs représentant plus de
10% des icebergs du Groenland. Ce glacier est aujourd’hui inscrit au « Patrimoine Mondial de
l’UNESCO ». Les glaces dérivantes offrent un spectacle somptueux combiné aux petites maisons multicolores
des Inuit…
Uummannaq
Située sur la côte ouest du Groenland, à plus de 500 km au nord du Cercle Polaire, l’île d’Uummannaq
à la superficie de 12 km2, est installée au milieu d’un large fjord, ceinturée de hautes montagnes
enneigées et aux falaises souvent abruptes. Prise par les glaces entre janvier et juin, la plus grande
partie de l’île est occupée par un impressionnant piton rocheux culminant à 1175 m d’altitude.
Au pied de cette étrange montagne que les Inuit ont surnommée « comme un cœur », plusieurs
centaines de maisons en bois de toutes les couleurs où vivent quelques 2500 habitants et plus de
5000 chiens de traîneaux – acteurs principaux d’une tradition millénaire toujours vivante. Si le
temps le permet, visite des grottes où ont été trouvées les momies de Qilakitsoq.
Le Fjord de North Arm
Situé au nord du Labrador, North Arm est un fjord très profond offrant un paysage grandiose de glaciers
et de cascades datant de la dernière glaciation. Même si aujourd’hui, certains de ces glaciers ont reculé
– preuve du réchauffement climatique, la féérie naturelle opère… Ce site fait partie du Parc national
des Monts Torngal qui signifie en Inuit « lieu habité par les esprits ».
Pond Inlet
Située à l’extrémité Nord-Est de l’île de Baffin, Pond Inlet est considéré comme un des plus beaux
joyaux du Nunavut. Le nom de « Pond » fut donné par l’astronome anglais John Pond, alors membre
d’équipage d’une expédition de John Ross en 1818. En Inuit, le village s’appelle Mitimatalik qui signifie
« le lieu où Mitima est enterrée » (personnage légendaire Inuit). Le village est un haut-lieu des cultures
Dorset et Thulé qui vécurent là pendant des siècles et laissèrent de nombreux sites archéologiques.
Un bras de mer d’une vingtaine de kilomètres le sépare de l’île de Bylot. De spectaculaires paysages
s’offrent aux yeux des visiteurs : un littoral formé de grandes baies, des massifs montagneux abrupts,
de nombreux glaciers et icebergs multicolores…
L’île de Bylot
Nichée à la pointe Nord-Est de l’île de Baffin, à l’entrée du détroit de Lancaster, l’île de Bylot constitue
aujourd’hui une réserve ornithologique pour les grandes oies blanches, les guillemots de Brünnich et
d’autres oiseaux de mer. La plus grande partie de l’île appartient au Parc national de Sirmilik qui
signifie en Inuit « endroit des glaciers ». D’un littoral escarpé et accidenté avec de nombreux glaciers
et de hautes montagnes, l’île n’a jamais accueilli d’habitants permanents mais les Inuit de Ponds
Inlet la traversent régulièrement. L’île doit son nom à l’explorateur Robert Bylot.
Le Détroit de Lancaster
D’une longueur de 400 km et d’une largeur de 100 km, le détroit
de Lancaster s’étend
à l’extrémité
Nord de l’île de Baffin et communique avec le détroit
de Barrow à l’Ouest. Il forme la par
tie Est du
Passage du Nord-Ouest. En raison de
l’interaction des
courants marins, il est enrichi en nutriments et
nourrit diverses communautés biologiques d’oiseaux, de mammifères et de poissons comme le Guillemot
de Brünnich, le phoque barbu, le béluga et le narval. Observez bien la surface de l’eau ; si vous apercevez
une nappe de plancton de nature huileuse, restez en aler
te : les baleines ne sont pas loin !
Lîle de Beechey
Située à
l’extrême Sud-Ouest
de l’Ile Devon, l’île
de
Bee
c
hey est un hau
tlie
u dans l’histoire d
e
l’exploration
de l’Arctique.
En 1845,
c’est
à cet endroit que l’explorateur
anglais Sir John Franklin
avec ses deux navires l’Erebus et le Terror et accompagné de ses 127 hommes d’équipage passèrent
deux années à la recherche du passage du Nord-Ouest.
Malheureusement l’expédition ne trouvera
pas d’issue heureuse. Cette île ne fut redécouverte qu’en 1851 lorsque des
bateaux de
rec
herche
jetèrent l’ancre à proximi
té. Un grand cairn de pierres et l
es tombes de trois membres de l’équipage
de Franklin
furent trouvés sur l’île mais aucune indication sur la directio
n qu’au
raient pu suivre les
bateaux de Franklin la saison suivante
. Dans les années 1980, les trois corps furent
exhumés et les
autopsies révélèrent entre autre, un empoisonnement au plomb qui devait provenir
de la mauvaise
qualité des boîtes de conserves embarquées à bord des navires. Aujourd’hui, les tombes et les traces
de l’expédition sont toujours visibles. L'île de Beechey fut déclarée « site d'une importance histor
ique
territoriale »
par le
gouvernement des Territoires du Nord-Ouest en
1979
et elle reste encore de
n
os jours l’un des plus grands mythes dans
l’histoire de l’Arctique.
Lîle de Prince Léopold
L’île
de Prince Léopold, caractérisé
e par ses spectaculaires falaises de castine et
de grès
est
un
véritable
paradis pour les oiseaux migrateurs. Elle accueille pas moins de 375 000 oiseaux dont les
guillemots de Brünnich, les fulmars boréaux
et
les mouettes tridactyles.
L’île
est également
connue
pour ses morses que l’on peut observer très régulièrement lors de sorties en canots pneumatiques.
Bellot Strait
Bras de mer séparant la péninsule Boothia de l’île de Somerset sur environ 35 km de long, le Bellot Strait marque la limite
septentrionale du continent américain. Caractérisé par des rives abruptes s’élevant jusqu’à 450 m au nord et 750 m au sud, la navigation dans ce détroit est rendue souvent difficile à cause de la présence de nombreux petits icebergs, du courant pouvant atteindre une vitesse de 8 nœuds et du changement fréquent de direction. Bellot Strait a été découvert en 1852 par l’expédition commandée par le capitaine William Kennedy. Le nom du détroit a été donné en l’hommage du lieutenant de vaisseau français Joseph-René Bellot qui l’accompagnait à la recherche de John Franklin.
Victory Point
Ici plane encore le mystère de l’expédition John Franklin. A cet endroit, on retrouve la première preuve du passage de l’expédition mais aucune trace du bateau n’a jamais été retrouvée.
30 août : Cambridge Bay / Edmonton
Petit déjeuner à bord du bateau. Fin de la croisière. Débarquement à Cambridge Bay, situé sur la côte Sud-est de l’île Victoria puis transfert à l’aéroport et vol pour Edmonton.
|